Le fait que nous ayons fait le bon choix est devenu une certitude. Cette moto, c'est que du bonheur, autant pour le conducteur que pour la passagère. Dans ces conditions, il s'agit de la préparer pour des voyages plus conséquents comme, par exemple, rejoindre Munich à partir du Sud du Portugal au mois de mai afin de rendre visite à notre fille. Et tout ça, sans entrer dans des dépenses inconsidérées. Les 3500km de l'aller nous ont permis d'analyser nos besoins.

Lors de notre départ de chez mon frère à Fréjus, nous avons dû acheter des casques. Je voulais prendre des intégraux, mais tout les pros que j’ai rencontré se sont foutu de ma gueule : "Qu'est-ce que tu vas faire avec ça sur la tête en bicyclette ?" J'étais ignorant et j'ai fait confiance à des gens du métier qui feraient mieux de vendre des cartes postales... Dès qu'on passe le 75km/h, le vent s'engouffre sous la visière et les yeux pleurent... J'ai dû boucher le bas du casque avec une écharpe... La solution la plus simple était de construire une bulle en plexiglas. Ici, dans ce coin paumé du Portugal où nous vivons en paix, il est assez difficile de se procurer des matériaux dont les chèvres pourraient se passer. J'ai donc échangé une chute de plexi qui protégeait des radis contre du tissus à voile d'occasion.

Bulle

Imaginez le cockpit de notre bateau transformé en atelier… Pour la mise en forme et la découpe, je ne disposais que d'une scie sauteuse et d'un chalumeau. Dans ces conditions, il ne fallait pas demander la Lune. Impossible de plier la feuille dans les deux sens afin d'obtenir un volume. Et pourtant la moto n’a pas perdu de son esthétique. Par contre, c'est incroyable ce qu’elle a gagné en stabilité par vent latéral et surtout lorsqu'un camion nous double. Il n'y a plus de courant d'air sous la visière ; le résultat est optimum.

ybr Bulle

À suivre...

Frederique Bel